Dans le Vieux Lyon, une cuisine libre, directe, nourrie d’influences multiples, pensée pour le partage.
La poitrine de cochon Abotia, ail des ours, sauce XO ouvre sur un registre franc et brutal. Une face oubliée sur le barbecue, entrée en matière qui fait un peu peur, vite dissipée car ce sera le seul accroc du repas.
Le ris de veau tonnato, asperges, romaine, sardines constitue le point de bascule. Assiette plus audacieuse, construite sur le salin, jouant sur les contrastes de goûts et de textures. Une proposition qui peut dérouter au premier abord, mais dont l’intention est nette. On y revient avec gourmandise.
La caille à plat, fregola, citron confit remet de la lisibilité. Cuisson précise pour un volatile quasi désossé et équilibre maîtrisé.
Arrive enfin l’épaule d’agneau, petits pois, rapini, qui s’inscrit dans une veine plus classique. La viande est confite, les petits pois al dente et le jus apporte une gourmandise réconfortante.
Le dessert rhubarbe, menthe, labneh et chou rouge conclut avec justesse : peu sucré et rafraîchissant pour finir en légèreté. On apprécie une nouvelle fois les jeux de textures.
Jolie carte des vins dans laquelle on a finalement choisi un classique pinot noir Chorey-Les-Beaune 2023 du Domaine Tollot-Beaut
Service dynamique et enjoué, attentif au bon déroulé du repas.
L'éclairage est peu flatteur pour les assiettes qui mériteraient une meilleure mise en valeur.
Pour résumer, une table inspirée où l'on a plaisir à s'installer.